- Tournée vers le futur avec de nouveaux moyens de communication et de diffusion du temps, Charvet Industrie conserve cependant un savoir-faire rare et ancien par l’intermédiaire de l’une de ses filiales baptisée AGETEM : deux des huit techniciens employés par l’entreprises rilliarde, continuent en effet à grimper dans les clochers pour redonner une âme aux vieilles églises.
"Nous ne faisons pas de fabrication d’horloge ancienne. C’est d’ailleurs un métier éteint ou en voie de disparition à cause, entre autre, de son coût élevé" affirme Christophe Fillon, responsable technique de la société, qui emploie à Rillieux, une trentaine de personnes.
"La restauration d’horloge est également une activité rare que nous avons pratiqué pour la dernière fois sur l’horloge qui se trouve au numéro 43 de la rue Edouard Herriot à Lyon".
Le plus souvent, Charvet Industrie prend en charge la maintenance des horloges d’églises.
"Dans 99 % des cas, nous remplaçons le système mécanique par un système électrique". - Il fut un temps où des personnes allaient dans les clochers avec une manivelle pour remonter le système de l’horloge qui fonctionnait avec des poids et des contre-poids. Cela permettait de faire tourner les aiguilles pour indiquer l’heure sur les cadrans mais également de faire tinter les cloches pour marquer une heure.
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- Désormais, avec l’électrification, une horloge-mère envoie des impulsions électriques sur les mouvements du cadran, ce qui permet l’oscillation des aiguilles.
"Nous électrifions également les cloches", poursuit Christophe Fillon. -
- INFORMATION LUMINEUSE
Un appareil appelé "compte coups" envoie des impulsions électriques sur le marteau de tintement (masse en métal qui tape sur les cloches et fait le son) ce qui permet d’annoncer les différentes heures de la journée. AGETEM s’occupe aussi du réglage des moteurs de tintement et des moteurs de "volée". Le moteur de volée permet de faire bouger la cloche ; celui de tintement fait sonner la cloche selon l’heure. "Avant on réglait le moteur pour que les cloches sonnent le quart d’heure, la demi-heure et le trois quart-d’heure dans les compagnes car peu de paysans possédaient des montres. - Maintenant, nous sommes obligés de neutraliser les cloches car les citadins n’aiment pas beaucoup se faire réveiller toutes les heures. Les cloches sonnent donc entre 7 heures du matin et 21 heures" commente Christophe Fillon.
- Au delà de la mesure du temps avec les horloges, AGETEM propose également de nouveaux moyens technologiques pour répondre aux attentes du marché : les "contrôleurs" de ronde, la chronométrie sportive, la gestion de file d’attente.
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- Cette société a notamment réalisé l’horloge de la Part-Dieu en 1984, ainsi que le tableau d’affichage de chronométrie sportive pour le stade de Gerland en 1984.
Quant à sa "sœur", l’autre filiale de Charvet Industrie, elle est spécialisée dans la communication : AFEGE (c’est son nom) crée des panneaux lumineux d’information et de communication pour accueillir, informer, orienter, conseiller et vendre. Charvet Industrie est une des dix sociétés lyonnaises à être capables de restaurer le horloges antiques. - En 1976, René Quatrini a crée sur Caluire cette entreprise qui s’appelait alors Charvet Industrie et S.L.H.I.M. (Société Lyonnaise d’Horlogerie Industrielle et Monumentale). Cet entrepreneur s’est d’ailleurs vu remettre en 1980, le deuxième prix concernant la création d’entreprise par l’association AGIR. Actuellement basé sur Rilleux, le groupe a connu en 1991 une restructuration importante donnant naissance à ses deux filiales représentant chacune un métier différent.
Charvet Industrie agit sur un rayon d’action qui oscille entre 200 à 300 kilomètres autour de Lyon soit la région Rhône-Alpes. A noter que si son siège est basé à Rillieux, elle possède une antenne commerciale à Paris.
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